en route vers noël – 2012

méditations pour la liturgie des quatre dimanches de l’Avent
Fr. Jocelyn Mitchell, capucin
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IL NOUS FAUT SAUVER LA FÊTE !….
La fête de Noël s’impose à nous chaque fin d’année. Difficile d’y échapper! Les commerçants y déploient leurs astuces pour nous donner le goût d’acheter!  Ils contrôlent la fête. Sa réussite se mesurera au déploiement de la consommation.

En vidant Noël de son sens religieux, notre société a perdu la raison même de sa fête. Beaucoup ne fêteront rien, ni personne. On se rencontrera, on mangera, on se donnera des cadeaux…Puis après, dès le lendemain, on passera à autre chose.
Les croyants n’ont pas à bouder l’oubli ou l’ignorance de la naissance de Jésus, cet événement unique pour l’humanité. Pour faire face à l’appauvrissement de la fête, il nous faut redécouvrir avec enthousiasme la réalité de la venue réelle et amoureuse de Dieu dans notre monde.
Comme pour François, que notre joie de Noël jaillisse d’une conscience éveillée par cette lumière par laquelle Dieu perce les noirceurs qui  alourdissent notre marche vers un avenir. En Jésus naissant, nous avons la promesse d’un demain merveilleux que seul  l’Amour qu’est Dieu rend possible.
Les petites réflexions qui vous seront proposées n’ont d’autre but que nous aider, tous ensemble, à sauver la fête de Noël, en restant  éveillés à sa solide beauté. Notre fête n’en sera que plus belle.

. mitchelljocelyn06@yahoo.ca


méditations pour la liturgie des quatre dimanches de l’Avent
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UNE GRANDE ESPÉRANCE

Premier dimanche de l’Avent
Fr.  Alain  Picard,  capucin
Même les jours les plus splendides connaissent leur crépuscule et s’évanouissent dans les ténèbres de la nuit.  Mais nous savons que bientôt se lèvera une aube nouvelle où le soleil reviendra dans toute sa splendeur. C’est ce que nous allons revivre en ce temps de l’Avent.  Dieu, toujours fidèle à ses promesses, nous envoi notre  Sauveur.   Nous chanterons NOËL ! …  le jour de la grande espérance. (1 lect)

Depuis quelques jours déjà, Jésus veut préparer ses disciples à son prochain départ.  Mais ce qu’Il veut surtout, c’est d’ouvrir leur cœur à la grande réalité de son retour.  Il leur parle de sa venue  »avec grande puissance et grande gloire ». C’est dans  »un amour de plus en plus intense et débordant », que nous préparerons sa venue. (2 lect)
Jésus, qui ne veut pas semer l’inquiétude dans nos cœurs,  ne s’arrête pas aux signes avant-coureurs  d’un monde qui se meurt.  Mais  il nous invite plutôt  à relever la tête et à nous réjouir,   »car votre rédemption approche ». (Ev.)  Ouvrons notre cœur à cette joie de Noël,  pour recevoir dignement notre Sauveur.
Fr.  Alain  Picard,  capucin

Le soleil se couche sur Jérusalem

Frère France Salesse, capucin,
















Sur le bord de la Mer Morte, côté Jordanie, je contemple le coucher du soleil sur Jérusalem et Bethléem. J’admire, je réfléchis. Ma prière se veut une supplication: Fais, Seigneur, qu’en cette nuit qui commence, tout bruit meurtrier s’apaise; fais que cette trêve qui se veut temporaire, sommeille dans les coeurs; qu’elle réveille le désir de la voir sans fin et qu’elle se poursuive infiniment.

Depuis hier, les armes ont cessé leurs bruits. Mais pour combien de temps ? 
La haine, le désir de vengeance et de domination vont-ils cessé à leur tour ?
Puisse la chaleur du soleil couchant envelopper tout personne de bonne volonté en ces lieux. Et puisse ses rayons de paix atteindre nos propres coeurs.


NDLR : (Frère France Salesse est présentement en Terre Sainte avec un groupe de pèlerins.)

Christ-Roi : qu’est-ce à dire ?

Le Christ, Roi de l’univers
Fr. Régis Belzile, capucin 
Même si nous vivons dans un pays rattaché à une monarchie, beaucoup de gens ici chez nous trouvent que les mots « roi » et « royauté » ont un petit côté rétro…
Pourtant quotidiennement, nous entendons parler de roi : roi de tel sport, roi de la presse, roi du pétrole, roi de la pègre… du règne de l’argent… de l’enfant-roi, etc.

Derrière ces mots, se cache ou se manifeste un pouvoir, une zone d’influence, une forme de respect ou une tyrannie.  Celui qui est roi dans ces divers domaines fascine ou fait peur, attire et fonctionne comme un pôle de référence.  On voit aussi les idoles dans le domaine des spectacles qui se comportent comme des rois ou des reines.  Ils ont une cour, des fans, des gardes du corps et des résidences multiples.  Tout cela montre bien que ce mot est toujours d’actualité.
Mais qu’y a-t-il alors sous l’expression Christ-Roi ?  Il y a trois ans de vie publique, sans gardes du corps.  Jésus n’est soutenu ni par un groupe financier, ni par un mouvement politique.  Il ne recourt qu’à la seule force de l’amour et de la vérité.  C’est sur cette base qu’il fonde son rayonnement.
Il dit : « Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité ».  C’est là que le croyant chrétien peut trouver le sens de son engagement.  C’est aussi la raison pour laquelle, toi et moi, nous écoutons sa parole.  Un monde, où l’amour-roi n’est plus annoncé et désiré, fait pitié ; il est désespérant et désemparé.
Notre engagement croyant, personnel et collectif, et notre manière de vivre révèlent, à notre mesure, la zone d’influence du Christ, roi de la création.  « Celui qui appartient à la vérité écoute sa voix ».  Il devient lui-même porteur de sens.
C’est la bonne nouvelle de cette fête pour nous.
Fr. Régis Belzile, capucin

De Jérusalem : la Terre bénie et souffrante

« Non, la nuit n’est pas faite pour les canons. Ni le jour »
 Frère France Salesse, capucin,

La nuit n’est pas faite pour les canons !
Hier, j’étais à Bethléem avec un groupe de pèlerins.
Nous avons célébré la messe de la Nativité puis prié à la Grotte des bergers.
Nous avons aussi rappelé qu’apprenant la naissance de Jésus, le roi Hérode, épris de jalousie, a fait tuer tous les enfants à bas âge.En revenant de notre périple à Bethléem, nous apprenons qu’une attaque militaire a eu lieu à quelques centaines de kilomètres d’ici. Les Israéliens ont bombardé la bande de Gaza. Jusqu’à maintenant, 23 morts des deux côtés. Des morts inutiles comme celles des saints enfants Innocents.

Aujourd’hui, à Jérusalem, nous avons entendu des tirs et des coups de feu.
Non, la nuit n’est pas faite pour les canons. Ni le jour.
Ce que le prophète Isaïe a annoncé, le lion habitera avec l’agneau, ce que Jésus a accompli en nous donnant la paix par le sang de sa croix, n’est pas encore totalement réalisé. La PAIX reste encore à bâtir. Et la première crèche où doit s’installer la paix est certainement le coeur humain. On ne peut l’espérer des peuples si elle n’est pas d’abord présente en chacun de nous.

Les anges l’avaient bien dit aux bergers:  Gloire à Dieu et paix aux hommes de bonne volonté.
Quelle soit répandue sur toute la terre cette paix qui nous vient du Prince-de-la-paix, le Fils de Dieu, Jésus.
Shalom. !

NDLR : (Frère France Salesse est présentement en Terre Sainte avec un groupe de pèlerins.)