Appelés et envoyés

La première lecture nous donne le témoignage du prophète Amos. Il n’est pas le bienvenu dans le sanctuaire de Béthel. Ses paroles sur le droit et la justice dérangent les affaires du prêtre Amazias. Quand on dénonce des « magouilles », il faut s’attendre à des représailles. Amazias voudrait neutraliser Amos et le renvoyer d’où il vient. Mais Amos lui répond que c’est Dieu qui l’a appelé et envoyé.

L’apôtre Paul a lui aussi été saisi par le Seigneur pour annoncer l’Évangile. Aujourd’hui, il rend grâce au Seigneur pour le chemin parcouru. Toute sa vie et tout son être sont vraiment imprégnés de cet amour qui est en Jésus.

En ce jour, Seigneur, tu veux nous ramener à l’essentiel. Libère nous de tout ce qui nous encombre. Que la force de ta parole et le souffle de ton Esprit nous rendent disponibles pour être les témoins et les messagers de ton message d’amour et de réconciliation.

Frère Antony Louiz o.f.m. cap

Dieu soutient ce qui est faible

J’ai eu le bonheur de vivre quelques années dans une petite fermette où l’on gardait entre autres, trois ou quatre petits cochons. Ces petits cochons avaient tous un handicap physique, une blessure, une faiblesse quelconque. Ils nous étaient donnés par un gros producteur de porcs de la région. Bien sûr, dans une grosse production, le rendement, la productivité, la compétition et la performance prennent toute la place. Ce producteur n’avait donc pas le temps de prendre soin d’un animal qui, dans l’ensemble du troupeau, est trop faible pour survivre par lui-même. Alors, en nous les offrant, il leur donnait une chance de survivre.

Nous, nous avions le temps de nous en occuper et de leur donner tous les soins particuliers et toute l’attention dont ils avaient besoin. Ils devenaient tellement beaux, gros, forts et en santé qu’ils faisaient l’admiration de tous nos visiteurs.

Le Seigneur prend soin de tout le monde. Il ne néglige jamais personne. Le Seigneur se réjouit de nos forces, de nos admirables capacités et de tous nos succès. Mais, en même temps, Il ne s’éloigne jamais de ceux et celles qui souffrent. Dieu prend un soin très particulier de ce qui est pauvre, faible et misérable en chacun de nous. «Seule ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.» (2Co 12,9)

La relation au Christ me donne d’accueillir celui qui vient me rencontrer dans tout ce qu’il y a de faible en moi. Dieu me donne la vie, me soutient et m’encourage dans mes forces et mes capacités. Le Seigneur vient me soutenir aussi dans toutes mes faiblesses afin de me relever et me garder en son amour. Dans sa venue au monde, dans sa Passion, sa mort et sa résurrection, le Seigneur vient pour soutenir et relever mon humanité dans toute ma dignité humaine. Si les gens de son propre village, les gens de Nazareth l’ont méprisé, ne l’ont pas accueilli et l’ont rejeté, ne les imitons pas. Ne méprisons pas Celui qui vient vers nous. Il vient pour nous soutenir même dans ce que nous avons de plus faible et de moins glorieux. Accueillons le Seigneur il vient avec la puissance de son amour.

Même lorsque le monde nous rejette, nous exclut et nous disqualifie à cause de considérations malveillantes, Dieu nous tient et nous garde à jamais dans son amour inépuisable. Bien plus précieux que des «petits cochons,» le Seigneur est toujours là pour me soutenir par toutes les grâces et bénédictions dont j’ai besoin dans ma vie. Le Seigneur bénit mes forces et mes talents, mais Il soutient aussi mes faiblesses, mes pauvretés et toutes mes misères humaines. C’est pourquoi «j’accepte alors tout pour le Christ, car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.» (2 Co 12,10) Accueillons dans nos maisons et dans nos familles Celui qui est toujours vivant, toujours présent pour tous ceux et celles qui le reçoivent avec joie et ouverture du cœur.

Frère Gilles Frigon, cap.

«Talitha koum »

Dans les textes de ce 13ème dimanche, une chose est certaine, c’est que Dieu est le Vivant. Il nous a créés pour la Vie. « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même».

La première lecture, du Livre de la Sagesse, nous dit que « Dieu n’a pas fait la mort ». Elle n’a pas été créée par Lui. Le Livre de la Genèse nous rapporte que Dieu est le créateur de toute chose. Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable. Il nous a créés à son image, à sa ressemblance. Et à chaque étape de la création, nous lisons : « Dieu vit que cela était bon. » L’œuvre de Dieu est bonne. Elle est semence de vie et de bonheur. «On n’y trouve pas le poison qui fait mourir».

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous révèle sa puissance d’amour, sa sensibilité, sa délicatesse envers une femme qui a eu confiance en lui, qui a espéré. Et plus encore en « relevant » de la mort, la petite fille : «Talitha koum » ! Debout ! vis !

Notre Dieu est Amour, Il veut notre bonheur; nous sommes des enfants désirés, conçus par amour. Notre Dieu ne cesse de nous combler de son amour. Mais ce don que nous avons reçu de lui, il nous faut le partager. Nous sommes une grande famille et dans cette famille, nous devons être solidaires les uns des autres. C’est ce message que saint Paul adresse aux corinthiens. Il a su provoquer un mouvement de solidarité en faveur de l’Église mère de Jérusalem. La situation matérielle de celle-ci était devenue très critique. En partageant, ils suivent Jésus qui a tout donné. Il s’est fait pauvre pour que vous deveniez riches de sa pauvreté.

Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ.

Fr. Josy A. Mullassery OFM Cap

Nativité de Saint-Jean Baptiste

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la naissance de Jean Baptiste et la fête nationale du Québec. Saint-Jean est un homme de grands contrastes. Il vit dans le silence du désert. Il est humble, il est également courageux même au point de verser son sang.

Cette fête permet de célébrer saint Jean Baptiste, dont la mission a été de désigner le Christ Jésus. Belle occasion de nous rappeler que Jésus Christ est la Bonne Nouvelle essentielle de l’Évangile, et que le message évangélique inspire nos valeurs et plusieurs de nos choix en société.

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Nous vivons dans un milieu indifférent, Saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous. Chez Saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint-Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.

Bonne fête de Saint-Jean Baptiste!

Frère Antony o.f.m cap

SEMEZ ET DORMEZ, AIMEZ ET FAITES CONFIANCE

Nous vivons dans un monde immense et nous
nous sentons tout petits.
Nous sommes, sur cette planète, plus de sept
milliards et demi d’hommes et de femmes qu’il faut
nourrir et à qui il faut assurer la paix.

Quand on compare les objectifs et les moyens
qui sont à notre portée on pense qu’on s’est attelé à
un projet de fous…

Et puis on regarde les puissants qui se donnent en spectacle : on les a vus débarquer de leurs gros avions… Il y en a même un qui avait apporté sa propre
limousine au cas où on ne lui trouverait pas de voiture dans les montages de
Charlevoix ! Énormes moyens, objectifs ambitieux… et résultats insuffisants même
pour une vague déclaration commune. Alors monsieur GrosMoyens va partir faire
la paix ailleurs… Et de postures impressionnantes en prétentions héroïques, de
tonitruantes rodomontades en lamentations simulées de faux incompris, il
continuera de soutenir que la paix découle chez soi de l’accès facile aux armes
meurtrières et à l’étranger de l’interdiction des armes à ceux qui ne sont pas sous
ses ordres.

Mais la seule démonstration réussie, on l’avait déjà vu des milliers de fois au cours de notre histoire : la volonté de domination appuyée sur la prétendue
supériorité de ses moyens n’est pas le chemin de la paix.

La paix pour les sept milliards et demi que nous sommes, Dieu en a
déposé les germes en chacun et chacune de nous depuis le moment de la
création. Ces germes-là ne se cultivent pas à coup de deals avantageux. « Elle est
la plus petite de toutes les semences.» «Un homme jette en terre la semence: nuit
et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait
comment ».

Ces petits que nous sommes, portons tous en nous-mêmes les germes de
la paix pour la terre entière. Jeter en terre la semence, c’est offrir son amour sans
condition, à tous, partout. Dieu féconde nos amours et les fait croître et donner
des fruits bien au-delà de ce que nous pourrions contrôler. Qui sait aimer peut
s’endormir en paix. La paix aura pris racine avant son réveil.

Comme notre église est devenue petite ! On se souvient du temps de la
gloire… Mais notre petite église est toujours aussi capable de tenir en éveil le cœur de Dieu. Notre Québec n’aime plus la religion ? Et alors ! N’aimons pas moins
notre monde et semons la paix : «quand on l’a semée, elle grandit (…) et elle étend
de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son
ombre. »

Nous, très discrets semeurs de paix appuyés sur la confiance en l’amour
de notre créateur, nous souhaitons la bienvenue à tous les oiseaux du ciel, même
à ceux qui arrivent à pieds par ce fameux Chemin Roxham, pour venir faire leur nid
à l’ombre de notre amitié. Venez, l’amour, la paix, c’est contagieux !

fr. Aubert Bertrand, o.f.m. cap.

Vivre en Dieu!

L’homme et la femme, dès l’origine de la création, étaient faits pour être en relation de cœur et d’âme avec Dieu. Une relation spontanée, une relation immédiate, directe et personnelle avec Dieu. On est créé pour le connaître, l’aimer et l’adorer, lui obéir en demeurant toujours à son écoute, en sa présence et dans sa joie absolue, car Dieu ne me fait, ne me veut et ne me fera éternellement que du bien.

Le péché, l’orgueil, la désobéissance me séparent de Dieu. C’est le divorce, la séparation où Dieu n’a plus vraiment de place dans mon cœur. La relation à Dieu est vraiment brisée, la communication est coupée, entre nous ça ne passe plus!

Dans son infinie miséricorde, Dieu vient à mon secours, Il vient à mon aide. Dieu prend l’initiative de rétablir la communication et de recréer la communion, de refaire l’unité entre Lui et moi. Tout cela parce que : «Près du Seigneur est l’amour, près de Lui abonde le rachat.» (Ps 130,7).

Oui! Le Seigneur Dieu lui-même en personne vient rebâtir la relation entre Lui et moi. Devant l’évidence des signes de sa main tendue, de son cœur ouvert et de son implication complète et totale dans notre humanité, Dieu attend une réponse de ma part, Il attend une ouverture du cœur, Il attend que je l’accueille et que je le reçoive. Dieu m’invite et Il attend une réponse. Il attend un signe pouvant démontrer ma bonne volonté et mon réel désir de marcher avec Lui.

Si malgré tout, je demeure replié sur moi-même, enfermé et imperméable à son amour, alors le Seigneur ne peut plus rien pour moi. C’est ce que le Seigneur appelle : «Le péché contre l’Esprit Saint.» Il ne sera pas pardonné dans le sens que Dieu ne peut pas me donner plus et davantage. Il m’a tout donné et le don de Dieu est là, toujours disponible pour moi et c’est maintenant à moi de l’accueillir.

Frères et sœurs, ouvrons nos cœurs au Seigneur. Il vient rétablir la relation entre nous afin que je puisse vraiment vivre éternellement par Lui, avec Lui et en Lui.

Fr. Gilles Frigon, cap.

« VOUS ÊTES DES DIEUX, VOUS TOUS… »

Dans l’évangile de Jean (10,34), lorsque Jésus cite ce passage d’un psaume (82,6) qui parle des juges d’Israël, il n’entend évidemment pas renier le fondement de la foi juive proclamant que Dieu est unique. Mais il souligne que nous, les humains, sommes bel et bien de la parenté de Dieu, que nous sommes faits de qualités dont la perfection n’existe qu’en Dieu lui-même et qui font sa gloire incomparable. Notre part de ces qualités nous vient de Lui et ses dons, qu’il nous a distribués, nous font briller nous aussi d’un peu de sa gloire. • • •
Nous sommes capables, hommes ou femmes, de donner de nous-mêmes pour qu’un autre existe qui deviendra autonome et se réclamera justement d’une personnalité propre sans avoir à nier qu’il – ou qu’elle – ressemble à ses parents. Nous sommes pères ou mères, mais, dans la ressemblance de Dieu, père ou mère c’est tout pareil : c’est donner de soi sans rien perdre de ce que l’on est afin qu’un autre, qui nous doit son existence, acquière son autonomie pour être père ou mère à son tour.
Il est crucial d’insister sur l’autonomie des fils et des filles par rapport aux parents car le paternalisme ou le maternalisme, c’est l’annulation de la paternité et de la maternité en retenant pour soi ce que l’on a prétendu donner. Et nous, le Père nous a faits libres.
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La gloire d’être fils et filles ! Dans l’expérience personnelle, c’est un sentiment très ancien : devant des gens qu’il voit pour la première fois, un enfant se colle contre son père ou sa mère, l’air de dire « c’est de lui – ou d’elle – que je viens ». Il y a là une fière affirmation de dépendance exempte de subordination. Le fils et la fille se fondent dans leur capacité de devenir tout en se recevant d’un autre. S’approprier le don d’autrui, acquérir les qualités que l’on admire chez un autre, apprendre de l’exemple d’un autre comment être soi-même, voilà la gloire d’être fils et filles. C’est par cette voie que l’on devient quelqu’un !
Quand des parents reprochent à un enfant – tendrement, le plus souvent – de vouloir rester bébé, c’est contre l’infantilisme qu’ils le préviennent, contre l’échec de sa filiation par le refus d’assumer son autonomie. • • •
La personne humaine étant un être de relations, elle se développe en nouant des liens en-dehors de la cellule familiale. Nous organiserons des fêtes d’enfants, des rencontres de jeunes, des associations d’étudiants, des cercles professionnels, etc. Et sur le plan très personnel, des couples se formeront. Ces rapprochements qui façonnent notre dimension sociale, ce sont des hommes et des femmes qui en sont les artisans car tous disposent d’une compétence extraordinaire qu’on peut appeler l’esprit de communion. Nous sommes capables de présenter des étrangers l’un à l’autre, de provoquer entre eux un lien qui durera. Et au besoin, nous possédons ce don de réconcilier ceux que la maladresse a séparés.
Le choix de l’isolement existe, mais comme il cause le malheur ! Pour ne pas s’embarrasser des autres, on finit tout encombré de soi-même !
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Père, Fils et Esprit, la Trinité de Dieu. Ces trois composantes essentielles de l’humanité sont si pleinement réalisées en Dieu que nous y adorons une parfaite communion de personnes sans domination ni subordination. Nous n’arrivons pas à imiter parfaitement le modèle qui nous a donné sa vie. Mais à le regarder plus souvent, nous renforçons notre espérance de faire de mieux en mieux ressortir en nous son image.

fr. Aubert Bertrand, o.f.m. cap.

Le souffle de Dieu, souffle de Vie!

Le souffle de Dieu, le souffle de Vie éternelle, ce souffle Créateur est donné à l’Église où nous sommes tous réunis autour de notre Seigneur Jésus-Christ. La maison en est remplie. Le souffle divin se manifeste et apparaît sous la forme de langues de feu qui donnent toute la force, la joie, la vie, la paix, l’audace, la fougue et l’obligation de témoigner du Christ ressuscité vivant au milieu de nous. Le Christ Jésus notre Seigneur est mort et ressuscité pour le pardon des péchés, pour la réconciliation avec Lui et pour nous faire entrer tous ensemble dans la gloire de sa vie éternelle.

La Bonne Nouvelle est annoncée par toute la terre, dans toutes les langues. Dieu Notre Père n’est pas à bout de souffle. Le souffle de Dieu n’est pas épuisé. L’Esprit Saint emplit toujours la maison (l’Église). Nous tous, croyants rassemblés en son nom, nous sommes aussi pleinement habités par son Esprit Saint. C’est lui l’Esprit Saint qui donne un langage nouveau, une langue de feu pour annoncer par toute la terre les merveilles du Seigneur.

Cessons donc d’avoir la langue de bois et accueillons la langue de feu que l’Esprit Saint nous donne. Vivons comme des frères et sœurs dans l’amour de Dieu.

Joyeuses Pâques, joyeuse Pentecôte dans l’Esprit Saint présent dans nos cœurs! Amen! Amen! Alléluia!

Fr. Gilles Frigon, capucin.

L’ASCENSION DU SEIGNEUR

« Aujourd’hui, nous célébrons l’Ascension. Moment mystérieux où Jésus disparait du regard des disciples. « Un nuée vint le soustraire à leurs yeux ». La mission de Jésus est terminée. Celle des apôtres et la nôtres commencent. Annoncer la bonne nouvelle de génération en génération. C’est ce que nous raconte la première lecture.

Dans la seconde, saint Paul nous invite à nous conduire d’une manière digne de notre vocation en ayant beaucoup d’humilité, de douceur, de patience, en nous supportant les uns les autres et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.

Dans les Évangiles depuis Pâques, on lut la grande prière de Jésus, avant de passer de ce monde à son père. Sa préoccupation n’est pas de savoir comment l’Église sera organisée, comment la messe et les sacrements seront célébrés et fréquentés, si le sermon sera bon ou ennuyant.

La grande préoccupation de Jésus est que nous nous aimions les uns les autres et que nous soyons unis comme lui l’est avec son Père. Notre mission de chrétiens et de chrétiennes, c’est d’être des témoins de Dieu parmi l’humanité »

Frère Pierre Viau

« Demeurez dans mon amour »

L’amour est la nouvelle loi de
l’humanité et saint Jean nous invite à
un renouveau du cœur, à avoir foi en
Jésus, et à nous aimer les uns les autres
comme Dieu le Père nous l’a commandé.

Jésus dit : « Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés… Demeurez dans mon amour ».
« Demeurez… » Cela veut dire : « Installez-vous et restez-y. » Si nous baignons dans cet amour de Dieu, nous ne pourrons plus regarder les autres comme des étrangers mais comme des frères et des sœurs.

Jésus nous appelle ses amis : « Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Les chrétiens, les disciples du Christ, portent ce beau titre : « Amis de Jésus ». Nous sommes ses amis parce qu’il a donné sa vie pour nous, parce qu’il nous a introduits dans le secret du projet de Dieu sur le monde, parce qu’il nous a choisis. Dieu nous invite à une relation d’amitié avec lui. Elle affecte notre relation non seulement avec Dieu mais entre nous.

Cette amitié est le fait du grand amour du Christ pour tous. Cependant nous ne pourrions, nous prévaloir de cette amitié sans en vivre les exigences, c’est à dire sans demeurer fidèles aux commandements du Père et sans accomplir la mission pour laquelle le Christ nous envoie dans le monde. « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Fr. Josy Mullasery, o.f.m. cap.