Relation Nouvelle

Certains racontent qu’entre Dieu et les hommes il est question de domination: Dieu est en haut, les hommes sont en bas, Dieu donne les ordres, les hommes exécutent!

D’autres colportent des idées de commerce entre Dieu et les hommes: Dieu est sensible aux sacrifices, les plus éprouvants si possible, et pour attirer son attention il faut lui présenter de l’argent ou de la prière. Comme si on pouvait acheter Dieu!

D’autres prêchent qu’entre Dieu et les hommes tout se passe comme au tribunal: il est le Souverain Juge et il vaut mieux éviter la moindre erreur!

Pourtant Jésus vient et il appelle Dieu: Père! Tout ce que les gens racontent, colportent et prêchent est jeté dans la poussière et renversé. Avec Jésus, désormais entre Dieu et les hommes, il est question d’amour

En ce temps d’action de grâce, je veux bien remercier Dieu pour l’été, les couleurs de l’automne, les produits de la terre, la vie. Mais mon plus grand merci est pour l’Amour qu’il me donne, pour l’Amour qu’il demeure éternellement pour moi!

« Voyez combien le Père nous a aimés!
Son amour est tel que nous sommes appelés enfants de Dieu
et c’est ce que nous sommes réellement. » I Jn 3, 1

MERCI SEIGNEUR!

Bernard St-Onge

Deux hommes, Eldad et Médad se mettent à prophétiser en dehors des normes prévus. Mais on ne peut empêcher l’Esprit de Dieu de souffler où il veut. Personne n’est propriétaire de l’Esprit Saint. Cet Esprit n’agit que dans l’Église, parmi les bons chrétiens. Il intervient aussi dans le cœur des personnes qui sont d’une autre religion et dans celui de toutes les personnes.

Le Christ veut nous apprendre à respecter ceux qui sont différents de nous, ceux qui sont d’une autre religion, ou qui n’en n’ont pas. Des personnes très généreuses qui ont le souci d’accueillir et de partager, il y en a partout.

Ce que le Seigneur attend de nous, c’est une main tendue, pas une main qui accapare, des pieds qui marchent à sa suite, pas des pieds qui écrasent les autres, des yeux qui savent voir les qualités des autres même s’ils ne sont pas de notre bord ni de notre Église.

Fr Pierre Viau, o.f.m cap

« VENEZ DEPOSER VOS FARDEAUX SOUS LA CROIX DU CHRIST ! »

Dans une perspective d’animation vocationnelle, les frères capucins du Tchad organisent chaque année pour les aspirants un stage d’expérience de la vie fraternelle au postulat de Goré, à 150 km de Moundou. C’est ainsi qu’avant mon admission au Postulat en 1998, le frère Alain Picard, m’y a envoyé faire une expérience de 2 semaines. Et c’est à cette occasion que j’ai vu pour la première fois une statue de Padre Pio qui a capté mon attention.

Je ne connaissais pas l’histoire de cet homme de Dieu. Mais quand j’ai rencontré le responsable des postulants il m’a donné quelques explications sur la vie de Padre Pio. J’ai été profondément touché d’apprendre que beaucoup de grâces étaient obtenues par son intercession. À partir de ce jour, je me suis mis à réciter tous les jours sa prière pour obtenir des grâces. J’avais trois ambitions : trouver un bon travail à la fin de mes études, faire un bon mariage ou, peut-être, devenir capucin. C’est ce dernier rêve qui me tenait le plus à cœur en dépit de ses contours peu familiers.

Après avoir obtenu le bac, j’ai finalement choisi d’entrer chez les capucins. Durant mes années de ma formation j’ai rencontré beaucoup de difficultés ; mais j’ai toujours demandé à Padre Pio la grâce de tenir bon malgré les épreuves. Je n’ai jamais été déçu. Après mes études au séminaire, j’ai eu la chance de vivre pendant huit ans avec deux confrères italiens qui avaient personnellement connu Padre Pio. Ces confrères me disaient que toute sa vie était basée sur la récitation continuelle du chapelet, l’écoute infatigable des confessions, l’attention particulière aux les pauvres et aux malades ; et il vivait tout cela dans le sacrement l’Eucharistie.

Avant de venir étudier en Italie, j’avais souvent demandé à Padre Pio de m’accorder la grâce de visiter un jour sa tombe… Et récemment en 2014, j’ai eu le privilège de faire le pèlerinage à san Giovanni Rotondo où j’ai vu les merveilles que Dieu a faites à travers cet homme. À San Giovanni méditant sur le chemin de croix, j’ai trouvé une sculpture remarquable : Padre Pio avait pris la place de Simon de Cyrène, aidant Jésus à porter sa croix.

Pour mieux comprendre le secret de s. Padre Pio, l’écoute attentive des lectures choisies pour sa fête est le moyen le plus simple et le plus clair. En effet, ces textes bibliques mettent un accent particulier sur deux points : la sagesse et la consolation accomplies sur la croix dans une grande humilité. Padre Pio avait compris cela et avait mis la croix du Christ au sommet de sa vie et de son apostolat au point qu’il avait eu les stigmates comme marque de configuration au Christ.

C’est l’occasion pour nous de prier pour toutes les personnes qui souffrent, de prier aussi pour ceux et celles qui soignent les malades. Rendons grâce à Dieu le Père pour toutes les œuvres qu’il a réalisé dans notre vie à travers l’œuvre extraordinaire de s. Padre Pio. Il est celui qui, depuis le ciel, continue à nous donner sa tendresse et sa caresse. Par l’intercession de s. Padre Pio, allons au Seigneur et déposons tous nos fardeaux au pied de sa croix : lui seul peut nous soulager de nos problème et de toutes nos misères, car il est doux et humble de cœur.

Fr Isidore Djeneure Mbaye, o.f.m cap

NE VOUS DÉTOURNEZ PAS DE LA CROIX, OUVREZ PLUTÔT LE CHEMIN !

Pierre vient tout juste de se rendre compte qu’il s’est
trouvé un leader digne de confiance. Jésus est encore mal
connu ; les gens le prennent pour un homme qui essaierait à
son tour ce que d’autres ont fait avant lui… Jean-Baptiste,
Élie ! ? Ce n’étaient certes pas des moins que rien, mais ils n’ont
pas pour autant débloqué la situation des petites gens.
Des chemins fermés, Pierre en a vus. Dès qu’il revient
de la pêche, les percepteurs lui barrent l’accès du marché :
paye d’abord la taxe ! Les envahisseurs romains contrôlent
tout le pays… À quand la liberté promise ? Et ça, c’est sans compter les prêtres, qu’est-
ce que la religion peut être tatillonne ! Les anciens et leurs grands airs, les scribes et
leurs arguties… On les a toujours sur le dos !
Mais Jésus parle autrement : sa religion vient droit du cœur, on sent qu’il est
connecté à Dieu. Il sait mobiliser les gens : avec lui, on pourrait aller très loin. Sûr, c’est
lui, l’Envoyé de Dieu ! Enfin on a trouvé le chef charismatique tant attendu ! Quel
moment exaltant ! Sa profession de foi, Pierre la clame dans l’enthousiasme.

La douche froide n’aurait cependant pas pu venir plus vite. « Jésus commença
à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté
par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que… »
Pas étonnant qu’on ait frôlé la brouille définitive. « Arrête ! », dit Pierre à
Jésus, « Tu déparles ! » Et Jésus de lui répondre : «Tu ne vaux pas mieux qu’un démon,
il n’y a rien chez toi d’un homme de Dieu… »

Pourquoi Jésus devait-il faire sortir si violemment Pierre de son rêve de
triomphe bienheureux ? C’est parce que Pierre voyait son salut en dehors de la vraie
vie, là où il n’y aurait plus aucun obstacle ; il voulait fuir la réalité pour la vaincre.
La vie humaine, authentique don de Dieu, est néanmoins toujours à
construire. Parmi nous, certains perçoivent leurs intérêts comme contraires aux intérêts
des autres et cherchent l’avantage dans la compétition. Certains veulent posséder
toujours plus et croient légitime d’accaparer sans limites des biens dont d’autres
auraient besoins eux aussi. Et certains encore se prennent eux-mêmes pour Dieu et
prétendent dominer leurs semblables au lieu de collaborer avec eux au bien commun.
Notre monde est à la fois riche et fragile. La terre peut tous nous nourrir si
nous la traitons avec respect et si nous en partageons les ressources.
Toutes les maladies peuvent se guérir si nous ne faisons pas de la médecine
et des médicaments un commerce impitoyable.

Le salut dans le vrai monde, c’est de croire qu’aucune des croix qui barrent
nos routes n’est infranchissable. Pierre avait oublié les derniers mots de Jésus : après
trois jours, il ressuscite. Ne nous détournons pas de la Croix ; avec Jésus, ouvrons
plutôt tous ces chemins !

fr. Aubert Bertrand, o.f.m. cap.

La Vengeance qui vient

Toutes les divisions entre nous, les guerres, les désirs de vengeance, les exploitations de l’homme par l’homme et les abus de toutes sortes nous viennent du péché. Le péché c’est la coupure, la division, la séparation entre Dieu et moi comme entre nous tous. Je ne vois plus la vie dans la Lumière de Dieu, je me situe en dehors du plan divin qui n’est que communion, unité, rapprochement et joie d’être ensemble.

«Effata !», c’est-à-dire : «Ouvre-toi !» Dieu vient prendre nos routes, Il vient marcher avec nous, sur nos chemins afin d’ouvrir nos oreilles à sa Parole, nos yeux à sa vision, notre langue à sa louange, notre cœur à sa grâce et à ses bénédictions.

Quand Dieu vient dans notre humanité, Il vient nous ouvrir entièrement à son être d’Amour Éternel. Dieu vient me donner vie et me rendre vivant comme Lui. La vengeance de Dieu, sa revanche ce n’est jamais, au grand jamais de nous punir et de nous enlever le peu que nous avons. Mais sa vengeance, sa revanche, c’est de nous guérir, nous combler de sa présence en nous ouvrant la vue à la splendeur de son Amour et de sa grâce. Comme nous le dit le livre d’Isaïe : «Il vient lui-même et va nous sauver… La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes.»

Voilà la vengeance de Dieu, voilà la revanche de Dieu. Il vient mettre la vie dans nos morts. Dans nos joies, dans nos fêtes, Il y rajoute encore de sa Vie afin que tu danses et cries de joie éternellement.

Voilà la vengeance de Dieu ! Voilà sa revanche ! Voilà toute la gloire de son Amour !

Frère Gilles Frigon, cap.

« Tout beau dehors, tout sale dedans »

On voit encore appliquer chez nous une coutume déplorable. Lorsqu’une femme perd son mari, on va la soupçonner tout de suite d’être à l’origine du décès de son conjoint. Et pour résoudre cette tension, on va convaincre la pauvre veuve qu’à moins qu’elle se soumette à certains rites de « purification », le malheur frappera sa famille : son propre corps, ses pieds et son ventre en particulier, vont s’enfler, ses enfants pourraient même tomber malades et mourir ou être victimes de graves accidents…

La veuve est forcée de se soumettre aux rituels afin d’écarter sa propre souillure et la malédiction de sa famille. Seuls ces rites de « purification » pourront prouver qu’elle est innocente de la mort de son mari, les refuser serait un aveu de culpabilité.

Ainsi, dès l’annonce du décès du mari la femme est directement poussée dans ce rituel très dur : on l’enferme dans sa chambre, couchée à même le sol, dépourvue de vêtements, sans nourriture, sans possibilité de se laver et sans droit de visites. Le jour même, ou le lendemain, après l’inhumation que notre climat ne permet pas de retarder, elle est soumise à une série d’épreuves : obligation de se raser la tête en signe de deuil, interdiction de se laver et encore moins de changer de vêtement. Elle ne pourra même pas laver la vaisselle dans laquelle elle mange et mangera les mains sales pendant les 43 jours de cette « purification ». La veuve supportera la raillerie de sa belle-famille qui aura confisqué tous les biens du défunt pour l’empêcher de tirer profit de ses biens car cela aurait bien pu être le motif du décès…

Ainsi le respect de la coutume ou de la tradition est présentée comme une norme sociale incontournable qu’il faut absolument observer par respect pour les ancêtres qui, autrement, lanceraient des malédictions.

C’est à cette triste réalité que me ramène la Parole de Dieu d’aujourd’hui. Nous, les brillants humains, nous inventons beaucoup de rites que Dieu ne demande pas du tout et que nous osons lui imputer.

Le commandement de Dieu devrait remplacer les mauvais comportements d’autrefois en établissant des rapports fraternels entre les humains. Le Seigneur a mis sa Parole dans nos cœurs afin qu’elle nous aide à nous débarrasser de toute souillure et de toute méchanceté.

Nous vivons dans un monde confronté à la violence, à l’indifférence et aux mépris. Il est de notre intérêt d’écouter et d’accueillir la Parole de Dieu dans nos vies parfois bouleversées, encombrées de choses inattendues et pénibles.

Si chacun et chacune de nous met en pratique les commandements de Dieu nous éviterons beaucoup de problèmes. Jésus nous dit que le pur et l’impur ne vient pas l’extérieur mais qu’il est là, tapi à l’intérieur de nous-même. Ce n’est jamais dans les réalités externes – ou dans le sentiment des ancêtres ! – mais dans son cœur même que sont conçus, bons ou mauvais, les sentiments, les pensées et les actions de l’homme. Nous sommes donc invités à discerner dans nos cœurs la source de nos inspirations contre la volonté de Dieu et à les purifier avant de les laisser sortit. Le premier soin à faire est le nettoyage de notre cœur. Alors ne jetons pas sur d’autres la responsabilité de nos tentations ou de nos fautes. La fréquentation de la Parole de Dieu et la participation régulière aux sacrements de l’eucharistie et du pardon sont des rites de purification aussi paisibles que l’amour même de Dieu.

fr. Isidore Djeneure Mbaye, o.f.m. cap.

«Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle »

Il y a quelques jours nous entendons ici ce fameux discours de Jésus sur le pain de vie. Nous le terminons aujourd’hui avec ces réflexions de Jésus et les réactions de ses disciples. D’une part, c’est le scandale et le refus d’un grand nombre. D’autre part, c’est la fidélité plus grande des douze apôtres.

Comment comprendre cela… Jésus est clair. ‘’C’est l’Esprit qui fait vivre. Les paroles que je vous ai dites sont esprits et elles sont vies. Mais il y en a beaucoup parmi vous qui ne croient pas.’’ Les paroles de Jésus sur le pain de vie, sur l’Eucharistie, plus que toutes ses autres paroles.

Nous sommes vraiment là, au cœur de l’Évangile. Ainsi c’est clair on ne peut pas réduire l’Évangile à une prédication et à des exhortations morales. L’Évangile est Esprit qui nourrit et éclaire la vie.

Alors, les réactions des gens : ce que beaucoup de ses disciples s’éloignent et cessent d’aller vers lui. Et Jésus dit aux douze : ‘’ Voulez-vous partir vous aussi……Jésus semble leur dire que je ne vous retiens pas, vous êtes libres.

C’est la réaction de Pierre qui nous rassure, ‘’Seigneur, vers qui pourrions-nous aller. Tu as les paroles de la vie éternelle. C’est cette profession de foi de Pierre qui inspire aussi notre profession de foi intérieur avant de faire Eucharistie ici aujourd’hui.

Fr. Antony, ofm cap.

« Dieu fait de grandes choses… prêtez-lui vos mains ! »

La liturgie de ce dimanche nous invite à méditer sur ce qui doit faire vivre l’humanité. Dans la 1re lecture comme dans l’Évangile nous voyons qu’Élisée et Jésus ont pu nourrir un grand nombre de personnes grâce à la générosité des autres. Le généreux anonyme d’Élisée et le petit garçon généreux de l’Évangile ont fait chacun confiance à l’homme de Dieu en lui offrant de leur nécessaire, sans compter, et cela a porté du fruit. Dieu a donc besoin de nos petits gestes de partage pour réaliser de grandes choses. L’important c’est de donner avec confiance le meilleur de nous-mêmes au Seigneur, et lui, peut faire le reste. C’est une invitation à redécouvrir la beauté de la solidarité dans notre monde. Car nos actes de charité ajoutent de la valeur à notre vie sociale : « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

Dans sa Lettre aux Éphésiens, l’Apôtre nous suggère de vivre avec humilité, douceur, patience tout en acceptant les autres tels qu’ils sont. Nous pouvons penser qu’il est très difficile d’avoir de la patience avec les personnes âgées, les malades ainsi que tous ceux et toutes celles qui nous agacent. C’est ainsi, Paul nous le rappelle, que Dieu se comporte avec nous, supportant avec amour et patience nos faiblesses et nos limites jusqu’à ce que nous revenions à lui. Ainsi, si nous voulons être fidèles à notre mission des enfants de Dieu nous devons assumer la responsabilité de la faiblesse des autres, nous consacrer à la construction de la paix autour de nous. Il nous est demandé de nous armer de la patience, de l’amour lorsque la relation avec l’autre devient difficile. Notre monde attend de Dieu de grandes choses, soyez généreux pour lui permettre de venir en aide aux nécessiteux. Telle est la mission qui nous attend.

Puisse le Seigneur bénir nos travaux et tous nos gestes de solidarité et nous rassasier de son amour. Amen !

Fr Isidore DJENEURE MBAYE, cap

Le Seigneur! Un vrai bon boss

Le Seigneur est le bon berger qui prend soin de nous. Il nous rassemble dans la paix et la joie de son cœur d’amour adorable. Dieu n’exploite jamais, Dieu n’abuse pas, Dieu ne convoite pas, mais Il donne, Il apaise, Il partage et Il repose. C’est l’esprit du monde qui exploite à outrance, c’est l’esprit du monde qui abuse, qui siphonne et qui exige toujours plus et encore plus. Bien pire, après t’avoir épuisé, l’esprit du monde te fait vivre dans la culpabilité avec le sentiment d’échec, le sentiment d’être une personne qui n’a plus aucune valeur. Face à tout cela le Seigneur dit : «Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu.» (Mc 6,31)

Jésus est toujours saisi de compassion devant notre monde en recherche de sens, devant notre monde qui a faim et soif d’absolu, soif de vérité, soif de paix, d’amour vrai et durable. Chaque dimanche, le Seigneur Jésus nous invite à venir nous reposer en Lui. Dans cette période estivale, période de vacances, le Seigneur m’invite à prendre du temps de repos avec Lui, avec mes proches, avec moi-même et avec toute la belle création que je dois contempler dans l’Action de grâce et la louange à Dieu. Voilà ce pour quoi j’ai été créé.

Que notre conscience s’éveille, que notre cœur s’ouvre à sa Présence et que notre âme elle-même repose en confiance, car le Seigneur nous appelle à devenir un homme et une femme d’action, tout en vivant dans le repos de l’Esprit.

Que ce temps de vacances nous renouvelle dans la paix et la joie du cœur, dans l’amour du Seigneur et l’amour de nos proches. Reposons-nous un peu.

Bonnes vacances!

Fr. Gilles Frigon, cap.

Appelés et envoyés

La première lecture nous donne le témoignage du prophète Amos. Il n’est pas le bienvenu dans le sanctuaire de Béthel. Ses paroles sur le droit et la justice dérangent les affaires du prêtre Amazias. Quand on dénonce des « magouilles », il faut s’attendre à des représailles. Amazias voudrait neutraliser Amos et le renvoyer d’où il vient. Mais Amos lui répond que c’est Dieu qui l’a appelé et envoyé.

L’apôtre Paul a lui aussi été saisi par le Seigneur pour annoncer l’Évangile. Aujourd’hui, il rend grâce au Seigneur pour le chemin parcouru. Toute sa vie et tout son être sont vraiment imprégnés de cet amour qui est en Jésus.

En ce jour, Seigneur, tu veux nous ramener à l’essentiel. Libère nous de tout ce qui nous encombre. Que la force de ta parole et le souffle de ton Esprit nous rendent disponibles pour être les témoins et les messagers de ton message d’amour et de réconciliation.

Frère Antony Louiz o.f.m. cap