Les lieux

L'entrée du Sanctuaire

À votre gauche, un grand coeur fleuri vous souhaite la binevenue dans ce lieu où vous êtes invité(e) à une rencontre toute spéciale, un coeur-à-coeur avec celui qui, par le don de sa vie sur la Croix, nous offre son amour, un amour qui ne peut pas mourir.

La petite chapelle

La première chapelle, construite en 1896 par Marie de la Rousselière, fut rasée par les flammes en 1905. La petite chapelle actuelle a été construite en 1910. En regardant ce clocher, vous y verrez la cloche portant le nom de Pierre-Julien Eymard, fondateur des Pères du Saint-Sacrement, ces derniers gardiens du sanctuaire à l'époque de la construction de la chapelle.

Sur la façade, on remarque deux statues, celles de saint Pascal Baylon et sainte Marguerite-Marie. Pourquoi sont-elles là? Saint Pascal Baylon est le patron de la dévotion au Saint-Sacrement, dévotion intimement liée à celle au Sacré-Coeur; sainte Marguerite-Marie, pour sa part, fut la confidente et la messagère du Sacré-Coeur.

Au-dessus de la porte centrale se trouve un relief d'Armand Filion, sculpteur renommé, représentant le Sacré-Coeur désignant saint François d'Assise à sainte Marguerite-Marie comme modèle de dévotion au Sacré-Coeur, tel que relaté dans le récit des apparitions de la sainte.

L'intérieur de la petite chapelle

À l'entrée de la chapelle, sur le mur, on trouve un ex-voto concernant la soeur de Marie de la Rousselière, Marie-Clémentine Brisset des Nos. Son tombeau se trouve sous la chapelle.

Une atmosphère de prière et de recueillement: voilà la caractéristique majeure de la chapelle. Sa simplicité se veut une invitation à se centrer sur Jésus. Vous remarquerez les vitraux entourant la chapelle. À l'aide de divers symboles, tels le blé, le raisin et la croix, ils représentent quatre thèmes : la Passion de Jésus, l'Eucharistie, le Sacré-Coeur ainsi que la famille de Jésus.

La petite chapelle est le lieu principal des activités régulières du Sanctuaire. Elle est ouverte aux pèlerins tous les jours, de 7h00 à 21h00.

Le bocage et le chemin de croix

Laissons Marie de la Rousselière nous rappeler les origines du chemin de la croix:

"Sur les entrefaites le Rév. Père Frédéric, custode de Jérusalem, vint nous voir ayant entendu parler du pèlerinage, et il nous demanda si nous voudrions mettre un chemin de croix dans le bois, avec les mêmes distances que N. Seigneur avait parcourues dans la Voie Douloureuse. Il nous parla aussi du tombeau de Notre-Seigneur, construit exactement comme celui fait par Joseph d'Arimathie, nous disant qu'il pouvait le construire de même. Nous acceptâmes avec bonheur!"
Nous sommes en 1897.

Les stations furent rénovées en 1952: c'est à cette époque que les stations prirent leur aspect actuel. Tout récemment, elles furent rafraîchies, grâce à la contribution des pèlerins. Nous vous invitons à faire le tour du bocage, en prenant le temps d'admirer la beauté et la qualité des reliefs de chaque station, oeuvres de la maison Carli.

Le vitrail dédié à St-François

Au début du sentier, à votre gauche, vous remarquerez une imposante sculpture de verre. Donnée au Sanctuaire à l'occasion du 800ème anniversaire de la naissance de saint François d'Assise, cette sculpture représente François, patron de l'écologie, entouré de fleurs, d'herbe, de fruits et de ciel. Il tient de sa main droite une colombe, symbole de l'Esprit et de la paix. Conçue par le Père Guy Bruneau, capucin, elle fût réalisée par Laurens Kroon, maître-verrier avec l'aide des frères Marc Sarrazin et Guy Lessard, tous deux des Frères des Écoles Chrétiennes.

La grotte de Lourdes

Bien avant que Marie de la Rousselière construise la première Chapelle de La Réparation, il y avait déjà sur le site des processions destinées à la Vierge Marie. C'est le neveu de la fondatrice, le petit Clément, qui décida le premier avec sa tante de placer une statue de Notre-Dame-des-Oliviers dans le creux d'un arbre. La Vierge était bien présente à l'origine et continue de l'être.

En 1901, on construit au centre du boisé une reproduction de la grotte de Lourdes. Sachant que le message principal de Lourdes est de prier et de faire pénitence, on y voit le lien direct avec l'Oeuvre de la Réparation.

La Scala Santa

À mi-chemin, on remarque à la droite du sentier un imposant bâtiment, avec son architecture rappelant le style byzantin. Il s'agit de la Scala Santa, expression italienne signifiant escalier saint. L'escalier qu'on y trouve est une reproduction d'un escalier conservé à Rome dont une pieuse tradition veut qu'il soit celui que Jésus emprunta plusieurs fois durant la passion pour se rendre chez Pilate. On le monte à genoux, récitant à chaque marche une prière reliée à la passion du Christ.

C'est en 1905 que s'amorce la construction de ce bâtiment en béton armé, au fond du bocage, selon les plans de l'architecte J.-A. Godin. L'incendie de la première chapelle fit en sorte qu'on utilisa pendant cinq années ce bâtiment comme chapelle. En plus de l'escalier, on trouve à l'intérieur différentes statues de personnages entourant la vie et la passion de Jésus.

Une chapelle pour le cinquantenaire

Avant d'amorcer le retour vers l'entrée du bocage, vous remarquerez ce bâtiment en forme de chapelle, avec son clocher. Il s'agit de la chapelle du cinquantenaire. Construite en 1946, elle était le lieu des célébrations eucharistiques estivales, à l'époque où les pèlerins étaient trop nombreux pour se loger à la petite chapelle. Remarquez le Christ en croix au-dessus du maître-autel: c'est une oeuvre d'Armand Filion, taillée sur place dans la pierre.

Le Calvaire

À la fin du sentier, nous nous retrouvons en face d'un splendide calvaire. Les personnages d'origine étaient de plâtre. Ils furent remplacés en l931 par les personnages actuels, provenant de Vaucouleur, France. Faits d'un alliage de bronze, ils pèsent au total près de trois tonnes.

Le tombeau

La dernière station du chemin de croix de la Réparation comporte un aspect particulier. Selon les écrits de Marie de la Rousselière, le tombeau aurait été construit par le bienheureux Père Frédéric lui-même. Depuis sa béatification en septembre 1988, ce souvenir concret de son passage à la Réparation prend une valeur inestimable.

L'extérieur de la grande chapelle

Au cours des années '50, l'affluence des pèlerins était telle qu'il n'était pas possible de les accueillir tous sous un même toit. Donc, en 1959, les Pères Capucins entreprirent la construction d'une chapelle pouvant accueillir au moins 1500 personnes. Depuis, elle est devenue le lieu de grands rassemblements tels le Congrès de la Famille du Sacré-Coeur et le Train Marial. Elle est le lieu des grandes fêtes liturgiques ainsi que des célébrations dominicales.

À l'image de la vie franciscaine, elle est simple, sans artifice. Trois matériaux la composent: le béton, l'acier et le bois.

L'intérieur de la grande chapelle

Les poutres soutenant le toit mesurent chacune 114 pieds, soit environ 35 mètres. Vous remarquerez à l'extrémité de la chapelle donnant sur le bocage, le mausolée où reposent les frères capucins décédés. Anciennement, les dépouilles étaient déposées à la crypte située au sous-sol de la chapelle. À l'autre extrémité, vous retrouverez la salle Padre-Pio. Construite en 1984, elle est le lieu de nombreuses rencontres de divers groupes et associations. De plus, elle offre toutes les commodités pour les pèlerins handicapés. La statue du Padre Pio qu'on retrouve près de l'entrée est un don des amis de Padre Pio. Le Père Pio est un Père capucin italien, mort en 1967, qui a reçu, à l'exemple de St-François, les stigmates du Christ. On lui attribue de nombreux miracles.

Le Monastère

Le Monastère a été construit en 1922, lors de l'arrivée des Capucins à la Réparation. La partie est du bâtiment abrite maintenant les bureaux du Sanctuaire, ainsi que le centre de retraites, tandis que la partie ouest est toujours occupée par la communauté.